Quelques conseils pour son montage, par Adobe        

« La notion de « réalisateur » est une invention des critiques. L’intégralité de l’éloquence du cinéma apparait dans la salle de montage ».
– Orson Wells –

 

Vous voici donc en plein montage. Moment-clé de votre film.

Le montage avec un logiciel comme Adobe Premiere Rush est devenu très intuitif. Vous allez couper, inverser, rallonger, ralentir… en quelques clics. Et si vous vous posez une question, ou que vous avez envie de d’aller plus loin, il existe des tutoriels vidéos sur https://helpx.adobe.com/fr/premiere-rush/tutorials.html ainsi qu’un guide d’utilisation détaillé : https://helpx.adobe.com/fr/premiere-rush/user-guide.html .

L’autre raison qui fait peut-être que le montage vous « parle », à vous et vos élèves, c’est que le cinéma, les séries et la vidéo en général ont pris une place prépondérante dans nos vies. Disons qu’intuitivement vous parlez déjà le langage du montage mais qu’on ne vous a pas appris à l’écrire.

Un film est divisé en plusieurs séquences. Les séquences sont les différentes scènes du film dans lesquelles sont plus ou moins respectées les unités d’action chères à Aristote. Vous aurez par exemple une séquence de poursuite, d’amour, etc… Chaque séquence est elle-même composée de différents plans. Lors d’une poursuite nous allons passer de l’intérieur d’une voiture à une vue aérienne ou une image rue.

En règle générale, au sein d’une même séquence, on pratique ce qu’on appelle le montage cut.  Autrement dit : on coupe ! On passe d’un plan à l’autre sans effet. Simple, donc. Mais l’art du montage cut consiste en réalité à donner le rythme et du sens à votre histoire. Il ne s’agit pas simplement d’enchaîner les images.

Quelques faux-pas à éviter :

– Evitez le « plan-sur-plan », n’enchaînez pas deux plans ayant la « même valeur ». Quelles que soient vos deux images (deux hommes filmés à la même distance par exemple), l’enchaînement de ces deux images trop « semblables » provoquera un drôle d’effet. Effet qui peut être recherché par ailleurs, bien sûr.

– Prenez garde au fameux « raccord ». Voici un mot de jargon cinématographique que tout le monde connait. Si, sur une de vos prises, un personnage a oublié de remettre ses lunettes qu’il porte normalement dans toute la scène, vous pourrez bien sûr la jeter à la poubelle. Mais c’est parfois plus subtil. Si vous avez une sensation étrange, un doute lorsque deux images s’enchaînent, c’est sans doute qu’il y a un problème de raccord. La lumière et la couleur ont-elles changé ? Tout le monde est-il dans la même position… N’hésitez surtout pas à faire regarder le film à quelqu’un qui ne l’a jamais vu. Car on rate toujours quelque chose. Le dernier incident de ce style étant bien sûr l’oubli d’un gobelet de café dans une scène de la saison finale de Game of Thrones.

– Pensez à l’axe de l’action.  C’est une notion assez simple à comprendre : imaginez que vous regardez un match de football et que le facétieux réalisateur ait décidé de placer des caméras des deux côtés du terrain et qu’il mélange les images. Croyez-nous, votre cerveau aurait beaucoup de mal à suivre. Et vous seriez incapable de comprendre l’action. Vous devrez donc simplement faire attention au montage à ne pas changer brusquement de côté.

– Si vous prévoyez d’ajouter de la musique à une scène, commencez votre montage avec elle. N’attendez pas d’avoir effectué votre montage pour l’ajouter ensuite. La musique guidera le rythme de votre montage.

Mais voici le conseil le plus précieux à nos yeux :  Soignez votre première et votre dernière image. Pensez aux films que vous avez aimés, vous souvenez vous de leur début et de leur fin ? Il y a mille manières de commencer ou de finir un film. On peut plonger dans l’action avec une scène de combat dans un film ou bien suivre un pompier au début d’un reportage ou encore l’image peut se dessiner doucement dans le noir.  Cet effet s’appelle une « ouverture au noir » et fait partie de la plus célèbre famille des effets de transition entre deux images : les fondus.

Avant tout, permettez-nous de vous lancer un petit avertissement : évitez les effets.

Vous remarquerez qu’il y en a d’ailleurs très peu au cinéma et à la télévision. Trop utilisés, ils rendent un film ringard voire insupportable à visionner. En tout cas, n’utilisez un effet qu’à dessein, avec un but précis comme par exemple commencer votre film par une image noire ou bien encore en fondant progressivement l’image d’un homme dans une image de son passé, son ancienne maison par exemple. L’effet sert alors à nous faire comprendre que le personnage est en train de se souvenir. Et on appelle cela un fondu enchaîné.

On utilise des fondus au noir ou au blanc en ouverture ou en fermeture de séquence.

Dans Adobe Rush, ajouter un fondu et en régler la durée ne prend qu’une seconde : il suffit de la sélectionner dans le panneau transitions.

Comme nous l’avons dit un peu plus haut, la sensation de « plan sur plan » est désagréable à l’œil. Pourtant il y a une situation classique des reportages dans laquelle on rencontre souvent ce problème : l’interview.

Cas classique : la personne que vous interviewez dit deux choses pertinentes sur le même thème mais à quelques minutes d’écart. Vous avez sélectionné vos deux extraits mais, lorsqu’ils s’enchaînent surgit la sensation de « plan-sur-plan » : on a l’impression saugrenue que votre personnage se téléporte de quelques centimètres.

Deux solutions à ce problème :

– « Recouvrir » la transition par des images qui illustrent les propos recueillis. Il vous suffit de garder le son de votre interview mais d’en remplacer les images. C’est un procédé très répandu : sur les chaînes d’infos vous pourrez observer ce procédé dans quasiment tous les reportages. Et cela ne sert d’ailleurs pas qu’à cacher une transition trop brutale, il est toujours souhaitable d’illustrer une interview afin de la rendre plus vivante.

– En désespoir de cause, utilisez un très court fondu au noir ou au blanc entre les deux images. Vraiment très court. Cinq images par exemple.

Bon montage.

 

Et maintenant ?

– Travaillez vos enchainements de plans séquence par séquence.

– Mettez tout en œuvre pour marquer les esprits au début et à la fin de votre film.

– N’utilisez qu’un minimum d’effets et uniquement quand c’est justifié.

– Repérez toutes les imperfections, même minimes, et trouvez comment les contourner en inversant ou en en recouvrant des images.

– Faites visionner votre travail à quelqu’un avec un regard neuf.

 

Article proposé par Adobe, partenaire technique de « Je filme le métier qui me plait », saison 13.

Adobe propose plus de 20 applications de création comme Photoshop, Illustrator, InDesign, Acrobat PDF. Mais aussi AdobeSpark, Premiere Rush ou Lightroom.

Adobe a choisi de s’impliquer auprès des jeunes, tout au long de leur parcours éducatif, afin de les encourager à développer leurs compétences numériques et les aider à trouver leur voie. « Nous pensons que l’usage de nos applications de création en classe favorise le développement des compétences numériques tout en offrant une approche créative et concrète dans l’enseignement et l’apprentissage des savoirs. A travers notre programme Education, nous proposons des offres à tarif préférentiel aux établissements d’enseignement et aux enseignants ».

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